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 your insults and your slanders stick on to me (tyler)

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Hazel.
                 
                     
 
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MessageSujet: your insults and your slanders stick on to me (tyler)   Jeu 6 Juil - 22:38                                  
surnom(s) ○ tu n'as pas beaucoup de surnoms, hormis ceux que te donne ta famille. ton frère aime t'interpelle en tant que tantouze, tapette, ou bien pédé, tandis que tes parents, eux, préfèrent une syllabe répétée : tyty.  âge ○ vingt-et-un ans, une majorité qui ne t'apporte rien. une majorité qui ne fait pas de toi un homme. majorité inutile. date , lieu de naissance ○ on ne sait pas où tu es né, ni quand tu es né, alors on a estimé ta naissance à la cuillère, ce qui donne mi-décembre. nationalité , origines ○ tu possèdes la nationalité irlandaise depuis que tu es gamin, c'est peut-être même ici que tu es né. métier ○ tu aimerais bien en avoir un, de métier. pouvoir payer tes courses, un loyer, tes factures. mais personne ne semble vouloir employé un sans-abri. orientation sexuelle ○ seuls les hommes trouvent grâce à tes yeux, seuls les hommes attirent ton attention. statut civil ○ le célibat te colle à la peau, alors que tu aimerais être avec lui.  groupe  ○ poison.   avatar ○ max krieger.

 nous sommes de ceux.

Tu es de ceux qui naissent sans avoir de parents, tu es de ceux qui naissent sous x parce que les géniteurs n’assument pas leurs actes de jeunesse, emplis de conneries sans nom. Ce sont les progénitures qui payent le prix des erreurs passées. Ce sont les enfants qui n’ont pas de prénoms qui endurent les années à se faire balader de foyer en foyer sans trouver la force et le courage de fuir. Fuir est impossible, vous dit-on. Fuir ne vous aidera pas à être heureux. Ce même discours, tu l’as entendu des centaines de fois. D’orphelinats, à maisons d’accueil. De maisons d’accueil, au bureau de l’assistante sociale. Tu n’es qu’un chiffre sur un dossier. Tu n’es qu’un nom entre parenthèses sur un bout de papier. Tu n’es qu’un enfant que l’on cherche à placer avant qu’il ne devienne un grand oublié, avant qu’il ne soit trop tard.
Et un jour, tu as atterri dans une petite famille. Les premiers instants, tu as eu du mal à croire que de potentiels parents ayant déjà un enfant de sang, puissent vouloir de toi alors même que des couples dans l’impossibilité de procréer ne te choisissaient pas. Il y a eu plusieurs rencontres. Des sourires émues devant ton regard perdu. Tu as eu beaucoup de mal à les croire, au début, pensant qu’ils n’étaient encore qu’une famille pour seulement quelques semaines. Tu fuyais dans ta chambre dès que tu en avais l’occasion, fuyant leurs élans d’amour, et le rejet permanent de leur fils. Tu n’étais pas son frère, tu n’étais pas leur deuxième fils. Et puis, les semaines ont passé et ta position vis-à-vis d’eux a changé...

vieux frères. 

Tu t’es rapproché de ce grand frère par procuration. Isaac. La simple évocation de son prénom éveille en toi des choses nouvelles, des choses que tu n’avais jamais ressenti auparavant. Des choses que tu ne devrais normalement jamais ressentir pour un membre de ta famille. Tu as grandi sans comprendre. Puis, tu as connu l’adolescence, les sautes d’humeurs, les tourments, les malaises. Ton coming-out. Un soir, tu n’en pouvais plus de garder ce secret, alors tu as réuni tout le monde dans le salon de la maison familiale. Tu as tourné en rond longtemps, avant que celle que tu appelles « maman » ne s’inquiète des aveux que tu avais à lui faire. Leur faire. Les mots se sont échappés de ta bouche. Je suis gay. Tête baissée, visage honteux. Soupirs soulagés de la part de tes parents, rire moqueur de la part de ton aîné. Les surnoms ont rapidement suivis, toujours dans le dos de ses géniteurs.
Malgré le mal que ces insultes te faisaient, jamais tu ne l’as haït. Ce n’était tout simplement pas possible. Tes sentiments rendaient la haine impossible à son égard. Et ces mêmes sentiments grandissaient de jour en jour. Ces mêmes sentiments et des fantasmes que tu savais et que tu sais toujours impossibles. Tu n’as pas le droit de lui avouer. Tu n’as pas le droit de lui dire que tu l’aimes. Tu n’as pas le droit de lui avouer que tu l’aimes comme un homme peut aimer un autre homme, avec son cœur, avec son âme. Tu ne peux l’aimer autrement que comme un frère, et pourtant...

voyou.

Le départ d’Isaac te fit l’effet d’un électro-choc. Tu l’as vécu comme un abandon, une trahison. Comment pouvait-il abandonner sa famille ? Comment pouvait-il t’abandonner alors que tu venais tout juste de trouver une famille ? La relation avec tes parents s’est aggravée à partir de ce moment-là. Pour toi, c’était de leurs fautes. Ils n’étaient pas parvenu à le garder près de toi. Tu as quitté à ton tour cette maison qui te semblait si vide depuis sa disparition. Tu ne pouvais plus passer devant sa chambre, tu ne pouvais plus dormir avec son haut de pyjama sans souffrir. Alors tu as fuit. Valeur semblant essentielle dans ce foyer. Fuir. C’est ce que tu as fait de mieux depuis ta venue au monde. Te laisser mourir de faim dans la rue aussi, d’ailleurs. Enfant abandonné qui n’a jamais su faire un acte bon, une seule fois dans sa triste vie. Tu préfères te tourmenter, sondant les rues à la recherche de ce frère disparu. De ce frère que tu aimes. De ce frère que tu imagines amant. Ici, sur ce trottoir, tu découvres le merveilleux monde de la drogue. Tu as tout essayé pour réchauffer tes nuits, les rendre moins pénibles. Tu manges sur le pouce, profitant malgré toi de la gentillesse de ta meilleure amie à laquelle tu mens constamment. Oui, ça va. Tu as juste envie de trouver ton frère, de tomber dans ses bras. De l’aimer amoureusement, tendrement, à jamais. Fantasme, utopie. Désespoir.
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